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Quelles perspectives d’emploi dans le transport et la logistique d’ici à 2030 ?

Par Guillaume Trecan | le | Rh

France Stratégie et la Dares publient un rapport sur les opportunités d’emploi d’ici à 2030, qui pronostique un ralentissement des créations d’emplois sous l’effet notamment de l’automatisation. A eux seuls, les entrepôts appellent tout de même 135 000 créations d’emplois.

Quelles perspectives d’emploi dans le transport et la logistique d’ici à 2030 ?
Quelles perspectives d’emploi dans le transport et la logistique d’ici à 2030 ?

Ce rapport prospectif de France Stratégie et de la Dares anticipe un ralentissement des créations d’emplois dans les secteurs transport et logistique sous l’effet des gains d’automatisation qui ont cours dans le secteur et de l’optimisation des chargements portées par les nouveaux outils numériques.

Un solde positif de 158 000 emplois

Malgré cela, le secteur affiche tout de même un dynamisme que d’autres envieraient. En 2019 plus de deux millions d’emplois étaient référencés dans les secteurs transport, logistique et tourisme : 878 000 personnes dans la manutention, 835 000 personnes dans la conduite de véhicules. A l’horizon 2030, les besoins de recrutement sont estimés à 789 000 personnes. A eux seuls, les entrepôts appellent la création de 135 000 nouveaux postes. Les départs en fin de carrière sont estimés à 631 000 personnes. Ce qui donne un solde de création nette d’emplois de 158 000 postes.

Dans le secteur du transport, les destructions d’emploi anticipées par le rapport s’élèveraient à 65 000 postes, sous l’effet des surcoûts qui impactent déjà le secteur et ne vont faire que s’accroître : renouvellement de la flotte thermique, contraintes financières et réglementaires… Néanmoins, ces destructions d’emplois concerneront essentiellement le transport de personnes.

Deux fois plus de créations d’emploi que dans les autres secteurs

Le rapport de la Dares et de France Logistique met d’ailleurs en exergue un autre signe du dynamisme du secteur : les créations d’emplois y seraient deux fois plus fortes que dans l’économie nationale dans son ensemble.

Si l’on met cette information en perspective avec le fait que la part de jeunes débutant dans l’emploi y est inférieure à la moyenne, on comprend les défis qui attendent les centres de formation en transport et logistique. D’autant que les fonctions transport et logistique affichent une autre particularité : les métiers qualifiés de cadres ou de techniciens y sont exercés par une proportion moins élevée que la moyenne de titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur. Dans ces métiers qui valorisent fortement l’expérience, une part importante de cadres n’a pas dépassé le baccalauréat.

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