Stratégie supply

Les acteurs du transport mis à contribution de l’effort de sobriété énergétique

Par Guillaume Trecan | le | Green

Les ministres de la transition énergétique et du transport ont réuni une trentaine d’acteurs du transport pour lancer le huitième groupe de travail constitué par le gouvernement dans le cadre du plan sobriété énergétique.

Les acteurs du transport mis à contribution de l’effort de sobriété énergétique
Les acteurs du transport mis à contribution de l’effort de sobriété énergétique

Comme l’a rappelé la ministre de la transition écologique, Agnès Panier-Runacher reprenant une terminologie chère aux grands groupes, c’est une démarche « Bottom Up » que convoque le gouvernement en créant ce groupe de travail dédié au transport dans le cadre du plan sobriété énergétique. C’est le huitième, après ceux qui réunissent par exemple les acteurs du sport, ou encore ceux du numérique.

30 % de l’énergie, consommé par le transport

Parmi la trentaine de décideurs réunis au ministère de la transition énergétique, mardi 6 septembre, on compte notamment des grands acteurs du transport tels que la SNCF, Air France KLM, Transdev et la RATP, des gestionnaires d’infrastructure de transport, - Haropa, VNF, Vinci, Sanef, ports maritimes, Société Française du Tunnel Routier du Fréjus… - ou encore énergétique (RTE). « En tant que transporteur, vous avez évidemment un rôle à jouer parce que vous êtes le premier secteur émetteur de gaz à effet de serre », leur a signifié Clément Beaune, les transports rappelant que le transport représente 30 % de la consommation énergétique

Objectif : -10 % d’énergie

Le défi qui leur est lancé consiste à proposer une série de mesures pour réduire d’ici la fin de l’année leurs consommations énergétiques de 10 %. Un effort dont la ministre de la transition énergétique, Agnès Panier Runacher a rappelé qu’il s’inscrit dans une démarche à plus long terme dans la mesure où il doit être « la première marche d’une économie de 40 % d’énergie que nous devrons réalisée si nous voulons être au rendez-vous des accords de Paris. »

Une démarche lancée en juillet

La première marche peut-être pas en réalité, sachant que bon nombre des acteurs autour de la table ont déjà engagé des mesures de décarbonation. « Dès le mois de juillet, nous avons demandé un certain nombre de mesures que vous déployez déjà », a en effet rappelé le ministre des transports, Clément Beaune, citant par exemple des actions sur les bâtiments (chauffage et climatisation), de la rénovation énergétique, la nomination de référents énergie, ou encore l’éco-conduite (dans le ferroviaire, notamment), ou encore du report modal.

Accompagnement de l’Etat, échanges de bonnes pratique, aides…

Des acteurs mobilisés, deux livrables sont attendus : une charte d’engagements pour arriver à l’objectif de -10 % et un guide de bonnes pratiques à mettre en œuvre chacun dans son métier. En contrepartie, le gouvernement se positionne en facilitateur. « Notre responsabilité c’est de mettre autour de la table des experts qui sont susceptibles de vous accompagner : l’Ademe, la Direction générale de l’énergie et du climat, le Commissariat générale au développement durable, RTE, GRTGaz… C’est à vous de construire vos plans, c’est à nous de vous donner les clefs de ce qui est efficace de vous donner nos appréciations et d’anticiper les effets de bord », explique Agnès Panier Runacher.

En plus de cet accompagnement méthodologique, l’Etat pourrait aussi intervenir sous forme d’aide, comme par exemple celles accordés aux entreprises dont les consommations énergétiques sont supérieures à 3 % de leurs charges.

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