Transport

Le moral des transporteurs routiers au plus bas

Par Guillaume Trecan | le | Route et fer

La Fédération nationale du transport routier (FNTR) publie une fiche de conjoncture du transport routier de marchandises alarmantes. Des anticipations d’activité au plus bas, des difficultés de recrutement au plus haut et évidemment un moral en berne composent le menu du premier trimestre 2022.

Le moral des transporteurs routiers au plus bas
Le moral des transporteurs routiers au plus bas

Avec 76 % des chefs d’entreprises de transport insatisfaits ou inquiets de la situation, le climat des affaires dans le secteur atteint des niveaux comparables au pessimisme engendré par le premier confinement. La situation s’était pourtant améliorée au deuxième semestre 2021, avec deux trimestres consécutifs de soldes d’opinion positives.

Résultat inquiétant de cette chute de moral, l’investissement, qui avait également retrouvé la pente ascendante après une chute continue et très marquée initiée en au premier trimestre 2020, est reparti à la baisse. La hausse des prix du carburant, les délais de livraison et l’incertitude économique sont évidemment en cause. De fait, la perception de l’activité future est en dessous de la moyenne à long terme et l’anticipation d’activité future s’approche de la moyenne. Une situation inédite sur les deux dernières années.

Les difficultés de recrutement atteignent évidemment des niveaux records et sont citées par 71,1 % des patrons de sociétés de transport routier. Rappelons que le nombre de chauffeurs routiers manquant à l’appel est estimé en France à 40 000 postes… et 400 000 si l’on considère l’Europe dans son ensemble.

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